Monoprix a vendu des NFT dans ses magasins

Il est maintenant sûr que le groupe Casino veut enclencher la vitesse supérieure en matière de conquête du Web3. Car outre ses récentes initiatives, incluant la mise en vente de NFT et l’achat d’un terrain virtuel dans le métaverse, il a procédé à un test de corners éphémères dédiés aux NFT physiques dans trois magasins Monoprix.


 

Vente d’œuvres virtuelles et de NFT physiques chez Monoprix

Il y a quelques jours de cela, Casino a testé un  nouveau concept de vente de NFT physiques dans 3 magasins Monoprix parisiens : ceux de Montparnasse, Beaugrenelle et des Champs-Elysées. Pour mieux capter l’attention du grand public, ces boutiques ont dû mettre en place des espaces dédiés baptisés « distributeurs physiques de NFT » Rude Kidz rendant facile l’achat d’actifs cryptographiques.

Entre le 8 et le 21 juillet, 550 NFT physiques ont été vendus au prix de 249 euros la pièce. Dire que le prix d’un token non fongible Rude Kidz se vend présentement à 0,06 ETH (80 euros) sur la célèbre marketplace OpenSea. À noter par ailleurs que la collection Rude Kidz est riche de 7 777 jpeg d’ados rebelles, créés par kikikickzclub et adossés à la blockhain Ethereum en tant que NFT physiques.

https://twitter.com/Monoprix/status/1544711385686458368

Certes, le prix affiché par l’enseigne est 3 fois plus cher, mais les heureux acquéreurs de NFT Rud Kidz étaient ressortis de Monoprix avec d’autres lots non moins importants. Entre autres nous citerons :

  • une œuvre virtuelle soutenu par un certificat d’authenticité ;
  • une version unique et physique de leur avatar NFT ;
  • un t-shirt estampillé Rude Kidz ;
  • un sac en toile issu de la même collection ;
  • et un bon d’achat de 20 euros.

Le groupe Casino n’est pas à son premier essai

« Pour ne pas avoir de retard », Nicolas Joly, le PDG de Casino Immobilier, a fait tout son possible pour débarquer dans le métaverse le plus tôt possible. Histoire de « créer un besoin », avoua-t-il dans les colonnes des Échos.

Ainsi, fin 2021, le groupe a fait l’acquisition d’une parcelle virtuelle dans The Sandbox (SAND). Le but : y établir une structure propice à la distribution de promotions et de bons d’achat utilisables dans la vie réelle.

Également, en avril dernier, sa branche Monoprix a fait appel à Yazid Ichemrahen (chef pâtissier) et à Vincent Darré (designer) pour mettre sur pied 2 collections de NFT à l’effigie de Monoprix. Et cela a abouti à la création de 90 NFT, dont le nombre correspond aux 90 bougies que l’enseigne venait de souffler. Le public y a accouru pour enrichir leur collection d’œuvres virtuelles, même s’ils n’étaient pas encore des NFT physiques.

Toujours au mois d’avril, le Club Leader Price a procédé au lancement d’une collection de 1 000 NFT correspondant à 10 avatars et associée aux commandes alimentaires.

L’objectif étant de « démocratiser et familiariser les clients du Groupe à l’univers des mondes virtuels [utilisant] des mécaniques différents, qui sont adaptées à chaque communauté et typologie des clients. »

Conclusion

Le concept de NFT physiques n’est pas aussi nouveau qu’il en a l’air. Mais en érigeant des bornes de ventes de NFT physiques, Monoprix veut contribuer à la démocratisation de ces actifs cryptographiques et de la blockhain. Si vous avez loupé le rendez-vous du mois de juillet, sachez que le groupe Casino ne manquera pas d’occasions pour reproduire les mêmes expériences avec les NFT.